Avant.premier

Paraître, sans jamais devenir.

Je-tue-il

http://avant.premier.cowblog.fr/images/avatar-copie-3.jpg(Marquer le panier décisif.)

Je comprends ce que signifie être sous pression. J'en fais la désagréable expérience ces derniers temps, depuis que j'ai le temps d'y penser. Tout se chevauche, et moi je me retrouve submergé par le stress, l'angoisse, la peur, et la culpabilité. Submergé, asphyxié, englouti par toute cette pression qui pèse lourdement sur moi. Inconsciemment j'ai laisser monter la sauce, jusqu'à en être malade, la semaine dernière. Trop de tout, et pas assez de temps pour tout faire. Il n'empêche que j'y arriverais, et que dans trois mois, en vacances, je repenserais à aujourd'hui avec ce sourire du coin des lèvres qui me caractérise, une fois le meilleur accomplie sans tout le bruit nécessaire aux autres. J'ai failli craquer complètement il y a 5 jours, mais personne n'a rien vu, et je prend sur moi pour réussir à tout avoir, comme j'ai toujours réussi à le faire. Seulement à 18 ans aujourd'hui, les échéances se rapproches, et le niveau requis augmente, sans que je sache vraiment si j'en serais capable.
Et la seule réponse que j'ai trouvé à tout cela est la fuite. Mardi d'abord, et 105 euros plus tard, pas de changement. Hier ensuite, et 25 cookies plus tard pas de changement. Aujourd'hui enfin,  je vais essayer de me remettre en marche, en mode machine, pour étaler toute ma détermination, cachée mais bien présente. J'ai 1000 choses à faire et d'ici samedi soir elles seront toutes faites, sans exception aucune. Je retrousse les manches et replonge mon cerveaux dans mes cours, pour ne pas voir que l'astéroïde se rapproche, et qu'il tombera sur moi. A côté, si je suis capable d'être digne de moi-même.

Les 105 euros ont fait mal, mais ils étaient nécessaire, parce que j'avais décidé de tout changer l'année de ma majorité. J'ai commencé à cocher certaines choses de ma liste, et je constate que l'effet et plutôt bénéfique sur mon état d'esprit. Je sors lentement de mon coma pour me rapprocher de la vie. Je vais parvenir à ce que je m'étais donné comme objectifs, au moins cette partie là. C'est bon de voir qu'après cinq mois en 2014 les choses commencent à bouger sérieusement, même si le contre coup m'est désagréable. Je passerais au delà, pour sûr, et je parviendrais à me prouver à moi que j'en vaut la peine. Seulement il faudra bien tout avouer un jour, et si le désir de parler ne grandit pas, celui de cesser de nier prend bien plus de place que je ne l'aurais imaginer. Mais qui pour comprendre ce sentiment ? Qui pour me dire que tout va bien alors que j'en aurais vomi toute la semaine dernière ? Qui pour me dire que le temps qui m'est impartit n'appartient qu'à moi ? Qui pour me guider vers la victoire, ma victoire ?...

Il est de ces sentiment qu'aucun mot ne pourra jamais décrire.
Aujourd'hui, j'en éprouve un de ceux là

Je-tue-il

http://avant.premier.cowblog.fr/images/spirale.jpg(Mômes-ecompagnie)

Un jour, j'y arriverais. Ce jour là, je serais probablement à ramasser à la petite cuillère, lessivé, apeuré, malade. Je serais aussi à ma place, à ne tromper personne. Je serais qui je suis, laissant toutes ces envies bridées et contenues explosées, parce que ce jour, je serais devenu pleinement celui qui j'ai tant rêvé d'être. En attendant, je compte les jours, je pense à toutes ces occasions manquées, et aussi à toute l'ambition dont je ne fais pas preuve. 
Je veux vivre simplement, loin du métro-boulot-dodo, loin du tumulte des esprits comprimés. Je veux vivre simplement, au plus près du calme et de la sensation. Je veux vivre dans le froid et le chaud, laissant mes humeurs virevolter au gré des tiennes, loin de la colère, de la haine et de l'ennuie qui m'aspire aujourd'hui.

"Why don't you scream a little louder ? Turn it up, I know you can, come on and scream a little louder."
Léa Michele - Louder


Je-tue-il


http://avant.premier.cowblog.fr/images/Photo1054.jpg(Quelqu'un pour m'éclairé sur la symbolique envahissante de la mer ?...)

Je dois dire que j'ai la sensation de vous avoir négligés ces derniers temps, et par la même de m'être négligé. Drôle de formulation, je vous l'accorde, mais je dois dire aussi que c'est surtout à moi que je rend service lorsque je viens noircir mes feuilles blanches ici. Je crois qu'il est temps de revenir sur ces derniers jours, pour continuer à avancer, parce que quoi que j'en dise, je reste convaincu de prendre le bon chemin.

Commençons par le début. Je suis officiellement et ce depuis maintenant cinq jours, majeur. Je me suis fais une raison, je peux désormais comparaître devant un tribunal classique. Réconfortant. Non, l'essentiel n'est pas là. ( Quoique malgré tout, ça me réjouisse d'enfin pouvoir bénéficier de mes droits et mes devoirs de la même façon que le reste du monde, n'en déplaise à beaucoup ! ) L'essentiel est que j'ai eu la confirmation que je faisais effectivement parti entière de ce monde que je me plaît à rejeter. Samedi 19 avril au soir, j'ai eu l'immense joie d'être la vedette, et la source du déplacement des gens. J'aurais pu pleurer si j'avais su comment le faire. Le fait est que j'ai vu mes amis se déplacés pour moi, alors même que je continue à me sentir véritablement esseulé. Ils n'ont rien vu, mais je ne peux pas leur en vouloir, seules trois d'entre eux savent. Ma famille est venue aussi, entière, descendue de Bretagne pour l'occasion pour la plupart. Le bonheur en somme, le temps d'une petite parenthèse inattendue. Le temps de comprendre que beaucoup n'avaient pas pu venir, et que la liste d'invités était longue comme mon bras. En fait, ça me fais à nouveau chaud au coeur de l'écrire, parce que les faits me prouvent que je ne suis pas l'être associable que je me décris à moi même le soir. J'ai toujours été entouré, et je me rend compte maintenant, à 18 ans, que je me suis exclu de notre monde comme un enfant apeuré. Au final, le travail continue, mais les objectifs changent, parce que quoi qu'on en dise, je change.

Tout ça m'a tourné dans la tête toute la semaine, et maintenant que je suis en vacances, je prends le temps de poser ce qui m'est apparu. Le fait est que se fixer des objectifs consiste à se projeter, et donc à ne pas vivre au présent. J'ai brûler ma liste, parce que c'est absurde. J'ai arraché une à une les pages de mon agenda. Ce soir, j'ai de la peine. De la peine pour tous ces gens dehors sous la pluie. Pour tous ces gens prisonniers de leur humeurs et de leur entourage. Pour tous ces gens incapables de penser et d'évoluer. Ce soir je ne suis ni compatissant ni mélancolique, je ne suis pas plus serein ou possédé. Rien de cela. Non, ce soir je ne suis personne, inclassable. Je ne peux décrire intelligiblement mon sentiment tellement il me semble complexe. Il serait pus du registre de la douleur et du pardon. Peut-être que vous connaissez ce sentiment de devoir pardonner au monde quelque chose que ni vous ni lui n'avait imposé. Ce soir j'essaie de lui pardonner de ne pas être aussi parfait que je le voudrais, et avec toute la force d'esprit dont je suis capable, j'essaie et j'arriverais à comprendre pourquoi cette semaine m'a amenée à vouloir pardonner au monde et tous ces gens connus et inconnus. J'aurais un jour la force de le faire changer, mais pour l'instant, je n'en suis toujours qu'à tenter d'accepter.

"Nous ne pouvons pas désespérer des hommes, puisque nous sommes nous-mêmes des hommes." Einstein 

Je-tue-il

http://avant.premier.cowblog.fr/images/PA050038.jpg[Rallumer la lumière.]

Probablement que cette chanson me fera toujours pensé à cette épopée étrange, juste avant mes épreuves anticipées de BAC, en première. Probablement qu'elle représentera toujours cette solitude que j'éprouvais à ce moment là. Et lorsque ce sentiment resurgit, c'est ce petit sifflement rassurant qui me vient au lèvres. Comme un baume pour penser mes plaies, parce que quoi qu'on en dise, je suis sortit du tourment par là. Cette chanson représente aussi et surtout tout ce temps cloîtré dans mon propre esprit, à tenté de me persuader que je n'en voulais pas au monde. Seulement aujourd'hui je comprends à quel point j'ai eu tord, simplement parce que de fait, je vie depuis toujours dans la haine, et que ça a faillit me bouffer. 
J'ai pris du recul par rapport à tout cela. En vouloir au monde n'a rien de très négatif pour quelqu'un comme moi, c'est juste une raison supplémentaire de vouloir le changer, le façonné. Je réalise à quel point j'ai raison. Pas dans le sens où je détiendrais la science infuse, non, plutôt dans celui où j'ai l'intuition intelligente. Je me suis rarement trompé, et je constate juste que beaucoup de personnes autour de moi manque cruellement de lucidité ou sont dévoré par l'illusion. Le fait est que j'ai eu raison sur toute la ligne, et que je suis persuadé que le monde tournerait plus rond si tout le monde penser à ma façon. 
Certain jugeront tout ça prétentieux, d'autres immature, mais qu'importe, puisque de toues façons je suis le seul à savoir où je vais réellement. Finalement, le vrai courage n'est peut-être pas d'assumer ouvertement qui l'on est, si tant est que l'on puisse être quelqu'un, mais plutôt d'assumer qui les autres sont, et c'est bien là qu'est le vrai noeud. Qui est là pour accepter ce qui vient de l'autre, ce que vie l'autre, ce que ressent l'autre, sans jugement. Je reste intimement convaincu qui la compassion est de se registre là, mais que le vrai mal de notre société actuelle, bien plus que l'absence de solidarité ou de partage, est la justice. Parce que qui pense avoir le droit de juger devient juge, même s'il prétend ne pas le faire, ou ne pas vouloir être la victime. Le fait est qu'il "vaut mieux être le boucher que le veau" de nos jours, alors qu'un monde entier rempli de veaux ferait sûrement moins de dégâts.
Apprendre à balayer devant chez soi ne signifie pas faire le tri dans sa tête, loin de là, parce que c'est impossible, il s'agit plutôt de vivre sereinement dans le capharnaüm des autres. La paix ne passe donc ni par les discours ni par les actes, juste par la pensée. 

Je-tue-il

 Est-ce que le temps nous rend meilleurs, ou est-ce que ce sont nos rencontres qui nous permettent de devenir meilleurs ? Est-ce qu'on peut réellement faire ce que l'on veut, ou est-on définitivement condamné à ne penser qu'à travers les autres ? Je ne sais pas trop quoi faire. Ce sentiment étrange de se tromper, quelque soit le choix qui sera fait, quelque soit la partie de moi qui prendra le dessus. Je deviens fou, complètement fou, et j'aurais sûrement besoin de rester enfermer seul dans une pièce capitonnée comme beaucoup d'autres.
Le contraste doit être flagrant. Hier, j'aurais conquis le monde, et je continue à croire qu'il ne faut pas se soumettre, jamais. Mais il semble qu'aujourd'hui soit fait pour me rappeler à quel point j'en suis au même point que les autres, à définitivement me bercer d'illusions. Le fait est que je ne pourrais jamais voler, ou cracher du feu. Le monde change, il prend un sens que l'on ne pourra jamais comprendre ou analyser, et je suis convaincu qu'il en est de même pour nous. Je me suis pris à penser de ce que serait ma vie dans dix ans, et je me suis rappeler que je ne me souviendrais probablement pas de ce jour. Est-ce qu'aujourd'hui je suis capable de faire les bons choix, de sérieusement penser à ce que demain me réserve ? Est-ce possible pour moi de concevoir un avenir qui ne soit ni utopique ni impossible ? Est-ce que je suis assez grand pour penser véritablement à ce que je désire, sans me restreindre, sans altérer ce que je pense avec ce que pense les autres. C'est symptomatique chez moi, le doute s'empare de mon esprit dès lors que quelqu'un m'a  fait sortir de mon état comateux. 
Je ne pourrais jamais défier la gravité, et je ne pense pas pouvoir en ce jour décider de ce que ma vie sera faite. Qui donc, à priori, pourrait savoir ce dont il aura envie des années plus tard ? Je ne sais vraiment pas où je vais, et j'ai terriblement peur. Peur, autant  de se tromper que de ne pas savoir si je trouverais encore une main tendu à ce moment là. Vous savez, la confiance, c'est comme  un emprunt bancaire, c'est un pari sur l'avenir, sauf que l'on a toujours peur que les dettes ne soient pas payées. Avoir peur aujourd'hui est peut-être la seule réaction possible me direz vous, mais je ne sais pas si j'aurais la force de cesser d'angoisser un jour. Le fait est que le doute m'habite depuis toujours, et que la seule chose qui m'a toujours guidé, ce sont ces petits moments de lucidités qui se font si rares ces temps-ci.

La seule véritable question qui puisse se poser restera toujours la même
Où-est ce que je souhaite aller, comment, pourquoi, et avec qui ?

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